31/07/2008Où est Léo CharlieUn concert ce n'est pas la rencontre dans un cadre précis entre un artisite et un public. Un concert ça releve de la seule responsabilité de celui qui se met en scène
Ces quelques fotos brutes, triées*, reflètent un peu mon état durant le concert, et plus largement celui des public.
Au début fébrile et dispersé, petit à petit Cohen a reussi à concentrer l'energie autour de lui, au point de me faire dire : "Cohen est à la musique et au chant ce que Badinter est à la politique."
- La critique du canard local a parlé de communion entre lui et son public... c'est loin d'être inexact!-
22/07 Cohen at Nice Cimiez
30/07/2008Poil dans la mainJe mettrais bien en ligne qq photos prises lors du concert de Leonard Cohen... seulement je n'ai aucune motivation.
28/07/200825/07/2008Bilan culturel
et
et demain nous tenterons d'établir un bilan de la politique exterieure ou plus exactement de l'image de la France dans le monde
Outre la Libye, il sera question du defunt naïf monsieur Marulanda Vu au monop
flanqué de sa marmaille.
Il semblerait que la notoriété soit moins difficile à gérer que la paternité, mm si ses enfants paraissent plutôt sympas. 23/07/2008Jack Lang a "fait un choix courageux et très respectable", selon Nicolas Sarkozy
Le président de la République a estimé lors du Conseil des ministres que le vote du député PS en faveur de la réforme des institutions lors du Congrès de Versailles lundi "valide sa stratégie d'ouverture", selon le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel.
Donc cette réforme était clairement un projet de droite? et n'avait aucune autre ambition? 1 + 4 socialistesdénoncent la stratégie socialiste
mwé c'est louable si on fait abstraction de :
- Fuillon qui parle de révolution tranquille des esprits, relayés par Bertrand et consorts
- leMonde.fr qui interroge : "la droite a t elle gagné la bataille des idées"
- Tout ce qui se rapproche ou s'accorde avec szarkhovni, dans les médias et dans notre vie quotidienne
Depuis le 06 mai 2007, la République n'existe plus, voire la france républicaine.
Selon les médias, nous sommes entrés dans une nouvelle forme de gestion, dans un nouveau mode de gouvernance : l'ère sarkhozyste qu'ils nous disent, comme en 36 en Espagne*.
Et bien je salue les socialistes qui se sont opposés, pour rappeler que la constitution ne devait pas être adapté à un type, comme les ajustements le laissent penser.
Hier hésitant, je suis quasi convaincu que Lang devrait être débarqué du PS.
* l'a t on entendu évoquer la paix, les droits de l'homme, la victoire de la civilisation? ça sonne étonnement faux, je crains les jours à venir, lorsque le masque va tomber. 22/07/2008Quand le chat n'est pas là, les souris dansentPanique au Mangin Palace
01h30 du mat
... mais où ai- je mis ma place de concert? ah oui, là dans une enveloppe blanche, bien en vue pour être certain de l'y retrouver
?????????
Mais où est -elle? tombée derriere la rangée de livres? ou sous ces documents? ou peut être dans ces revues?
--- suivi d'un long moment durant lequel je vide, défais, ouvre les livres, chaque enveloppe. RIEN ---
Bon je chercherai demain au lever... mais si je ne retrouvai pas?
Vendent ils encore des places? j'aurais mieux fait de la laisser à E.
putain merde
Allez zou, et dans ce tiroir là? ou sous cette pile là? ... non plus, rien
putain on recommence... nan j'ai pas le courage; Et cette enveloppe marron là? nan, aucune chance c'était une enveloppe blanche
Ben coup d'bol c'etait l'enveloppe marron format A5.
Y'a un truc qui me tracasse depuis; mes souvenirs me disent que j'avais choisi une blanche et que j'avais posé sur la rangée des livres et non celle des docs?
Couché 3h30 :/
-NB : selon une collègue, il faut manger du sucre pour nourrir son cerveau et entretenir sa mémoire - 20/07/2008KlondikeMarre de jouer à klondike sur mon mp3, parce que je n'ai rien à y installer... rien, et la saison n'est pas au podcast
Lorsque j'ai aménagé sur la Côte d'Azur, j'avais allégé mon convoi, laissant dans le Vercors nombre de mes produits culturels et autres souvenirs scolaires
Cependant, il me semble que j'avais fait en sorte d'emmener le minimum vital; mieux je crois mm avoir réécouter certains CDs depuis mon installation.
Or je ne retrouve plus rien, il semblerait que je n'ai conservé que des dvd (à 2/3 exceptions), et qq livres forts. Je suis tombé sur çui-là
19/07/2008En vracDeux Français d'Action contre la faim enlevés en Afghanistan
"La France n'a pas vocation a s'installer durablement en Afghanistan"
LE POINT
Franz-Olivier Giesbert : "Sarkozy voudrait me virer ? Je ne suis pas inquiet"
Il vaut mieux être un opposant déclaré ou un traite comme Besson plutôt que d'être culturellement de droite pan sur le bec de DjackPoint de vue
Non à l'hyperprésidence
LE MONDE | 19.07.08 | 14h49 • Mis à jour le 19.07.08 | 14h50
Certains se demandent si, en refusant de voter la révision constitutionnelle, les socialistes ne sont pas en train de passer à côté d'une opportunité : rééquilibrer les institutions. La réponse est non. Cette révision est une occasion perdue, non pour les socialistes, mais pour la République. Nos institutions souffrent d'un mal profond : l'hyperpuissance du président. Il est le véritable chef du gouvernement, pour ne pas dire le gouvernement à lui seul, dans la pratique actuelle de l'Elysée. Et, depuis le quinquennat et la succession des élections présidentielle et législatives, il est le chef réel de la majorité présidentielle à l'Assemblée. La séparation des pouvoirs n'est plus qu'apparence. De surcroît, ce pouvoir sans pareil n'est assorti d'aucune responsabilité. J'appelle ce régime la monocratie : le pouvoir d'un seul dans la République.
Or le projet de révision ne réduit pas les pouvoirs du président. Il les accroît en lui permettant de s'adresser directement aux parlementaires réunis en Congrès. Le président présentera un bilan flatteur de son action et fera acclamer par sa majorité son programme de gouvernement. Le premier ministre comme chef de la majorité parlementaire disparaît. Le renforcement des prérogatives du Parlement, premier objectif de la révision selon le président, est un leurre en termes de pouvoir réel. Tant que le président sera le chef incontesté de la majorité à l'Assemblée, le Palais-Bourbon demeurera une annexe du palais de l'Elysée. "Cy veut le Roi, cy fait la loi", l'axiome de l'Ancien Régime demeure la règle sous la Ve République.
Quant aux pouvoirs de nomination du président aux grandes fonctions (Conseil constitutionnel, CSA, etc.), on annonce "un changement considérable" : le choix du président pourra être refusé par un vote des trois cinquièmes des membres d'une commission parlementaire. Mais un tel vote requiert le concours de la majorité présidentielle, qui ne sera jamais donné contre la volonté du président. Si on voulait rendre ces nominations consensuelles, il faudrait une majorité positive des trois cinquièmes nécessitant l'accord de l'opposition. On est loin du compte.
D'autres font valoir que la réforme accorde à l'opposition parlementaire des droits nouveaux. Mais il faut regarder la portée des textes et non pas seulement l'étiquette. On nous dit : le Parlement aura la maîtrise de la moitié de l'ordre du jour, "un progrès immense". Mais qu'en est-il pour l'opposition ? Le projet lui réserve un jour pour trois semaines, à partager avec les centristes. Belle avancée démocratique !
Autre exemple. Le président annonce que la présidence d'une commission parlementaire sur huit sera réservée à l'opposition. Pourquoi pas trois ? Nous ne demandons pas des pourboires, mais un rééquilibrage.
Enfin, la révision proposée consolide le mode d'élection archaïque des sénateurs, qui assure à la droite une majorité pérenne au Sénat. Cette situation est un défi à la démocratie. Le comité Balladur avait ouvert la voie à un changement possible. La droite sénatoriale a tout refusé à ce sujet. Elle entend demeurer maîtresse du Sénat et, par là, de toute révision constitutionnelle proposée par la gauche. Lors de la prochaine alternance, la gauche devra donc présenter un projet de révision constitutionnelle, soumis directement au pays par voie de référendum. Il devra inclure la reconnaissance du droit de vote aux élections municipales des immigrés régulièrement établis en France. Cette réforme-là, si importante pour l'intégration, est ignorée par l'actuelle révision.
Dans ces conditions, libre à qui le veut de danser un pas de deux constitutionnel avec le président de la République. Ce n'est pas notre choix.
Robert Badinter, sénateur, ancien président du Conseil constitutionnel 18/07/2008Réforme des institutionsLogiquement pour mener à bien une telle réforme, la raison voudrait que celui qui la porte s'assure qu'elle fait l'unanimité dans le monde politique (droite et gauche confondues). Il s'y était engagé, recevant mm au palais de l'Elysée la vieille extrême droite
Mais, il n'en est rien : le PS y est hostile et certains de droite ne sont vraiment pas chauds.
De fait, la situation actuelle est préoccupante : son marchandage de dernière minute pose question. Qu'essaie t il de vendre ? une constitution pour le pays ou sa place dans les livres d'histoires? et à quel titre le fait il? joue t il l'avenir du pays? comment a t on pu arriver à un tel blocage? c-veut il montrer que c'est lui qui a la plus grosse?
Son interview dans le journal Le Monde nous apporte partiellement la réponse. Certes dans un premier temps, il avance des arguments fédérateurs, affirmant que si cette réforme échoue, ce serait un échec pour tout le monde, et d'abord pour la démocratie, pour le Parlement, pour les droits des citoyens.
Soit. Pourtant, tt de suite après il ne peut s'empêcher de tâcler les opposants Heureusement, il y a dans les rangs du Parti socialiste quelques personnalités éclairées qui considèrent que la Constitution n'est pas simplement l'objet de leur futur congrès. , n'hésitant pas à se poser en victime ...il y a des calculs partisans. Certains se disent : "N'offrons pas une victoire au président de la République", comme si les constitutions ne valaient que pour celui qui les applique au moment où elles sont votées*
De mon côté ma crainte serait que le rejet de cette réforme le pousse à plus de prépondérance, plus d'arbitraire et prise de pouvoir, légitimé par le résultat, du genre "ah ils n'en ont pas voulu, la constitution actuelle les satisfait? et bien mettons en oeuvre les craintes soulevées par la gauche à la naissance de la V° République"
En revanche, je nourris aussi des inquiétudes si cette réforme était votée : qu'en fera t il ? il n'a pas en lui les gênes de président. Je ne vois pas en quoi cette réforme va donner du souffle à notre démocratie, si le président continue d'être élu au suffrage universel et concentre autant de pouvoir. En l'état, la réforme établirait un lien direct entre le parlement et le président élu, qui serait le personnage central de la vie politique française.
* pour avouer plus bas, que la durée du mandat est une réelle opportunité qui permet d'être réelu, s'appuyant sur l'exemple des EU.
17/07/2008Oh qu'elle est godicheDepuis l'année dernière, à raison d'un e/semaine, la ville organise sur le bord de mer des soirées techno, appelées "plages électroniques"
Hier au soir, c'etait soirée JUNGLE. Si on fait abstraction des "faites du bruit", l'ambiance y est festive, l'alcool pas cher
Hormis les réunions prout prout, le festival du film, et les soirées communautaires, depuis que je suis installé dans la région c'était une première.
Aujourd'hui il me semble que ce genres de rdv n'a qu'un seul interêt : boire en bord de mer en compagnie d'amis au milieu de gens chez qui le défaut principal est de ne pas sentir le sexe. 16/07/200814/07/2008Summer of loveJe doute, je suis
Leonard Cohen? Alain Bashung? qui allait voir? en mm temps, le choix est fait puisque j'ai deja mon billet pour assister au concert du premier.
Il n'empêche, Bashung je regrettais jusqu'à ce soir.
Arte nous propose une soirée speciale... si ce n'est les petards des jeunes qui n'en ont pas eu assez du feu d'artifice (et qu'il faudrait ficher parce qu'ils troublent ma tranquillité), je prends conscience que mon premier choix n'est pas mauvais.
certes Bashung... mais Cohen est incroyablement bon, surtout lorsqu'il est interprété par d'autres.
J'avais proposé à un amico di venire conme ma finalement c'est accompagné d'une autre amie que j'irai. Forcément c'est moins glamour.
Là d'un coup, je suis pas tres bien. Non seulement je n'ai pas assisté au feu d'articifice, mais en plus j'ai prefere regarder Cohen à Amel bent et Laurent voulzy... je sens que je suis sur la mauvaise pente :/ 11/07/2008Je boirais volontiers un verre de vinDouché, rasé... un plat de pâtes fraîches, et les Francofolies en direct à la radio
Des fois la life, c'est peu de chose... en mm temps là c'est gagné d'avance : Bashung en direct.
A vrai dire, je me fais chier. J'ai mis fin à mes cours d'italien, mais je n'arrive pas à m'y résigner 10/07/2008Pour qualifier le regime politique actuel, Fillon parle de révolution tranquille
Bon joueur, je cherche vainement ce qu'il l'amene à une tel constat? à tant de satisfaction?
- la débâcle des municipales
- le rejet dans les sondages du président de la république
- les couacs à répétition de cette bande de novice?
- la difficile mise au pas de l'armée, des médias?
- la néopolitique communiste de boutin?
- le monde judiciaire dans la rue?
- le moral des menages au plus bas depuis la creation de cet indice?
- la dégringolade du CAC40, revenu à son niveau d'il y a tyrois ans?
... à moins qu'il ne soit question des valeurs mises à sac ? ou de la réforme institutionnelle? Serait il capâble de çaJe m'explique :
1- dans un premier temps, szarkhovny s'incline devant la Chine. (je ne crois pas un seul instant à ses arguments, sa volonté de ne pas humilier le peuple chinois)
2- puis fait mine de s'offusquer des déclarations d'un simple ambassadeur (lui le chantre des droits de l'Hommiste)
Est ce stratégique? calculé? ou sont ce simplement les événements qui lui servent la soupe?
Hypothèse :
Va t on assister à un bras de fer avec les autorités chinoises? lui, s'entêtant à recevoir le Dalai Lama?
Est il en passe d'incarner la néo-résistance, soutenu justement par une France mobilisée et solidaire ? 07/07/2008"Il nous reste sept ans pour inverser la courbe des émissions de CO2"LE MONDE | 07.07.08 | 15h12 • Mis à jour le 07.07.08 | 18h22
Rajendra Pachauri préside depuis 2002 le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) dont les rapports ont posé scientifiquement la réalité du changement climatique. A ce titre, cet ingénieur et économiste indien de 67 ans a reçu le prix Nobel de la paix 2007, conjointement avec l'ancien vice-président américain Al Gore. Invité à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine) au Conseil informel des ministres de l'environnement et de l'énergie de l'Union européenne, il a appelé les Vingt-Sept, vendredi 4 juillet, à tenir l'engagement de réduire d'au moins 20 % leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2020. Citant Gandhi, il a exhorté les Européens à être en pointe dans la lutte contre le réchauffement : "Si vous voulez que le monde change, a-t-il lancé aux ministres, vous devez incarner ce changement."
Six mois se sont écoulés depuis la conférence de Bali. Les négociations en vue d'aboutir à un accord international sur l'après-Kyoto avancent-elles ?
Il ne s'est pas passé grand-chose et c'est inquiétant. Il reste peu de temps avant le sommet de Copenhague en décembre 2009 même si, dans ce genre de négociations, c'est toujours un peu pareil : chacun observe l'autre et attend le dernier moment. Cela conduit à s'entendre dans le meilleur des cas sur des compromis alors que, cette fois-ci, nous avons besoin d'un accord solide et ambitieux. Pour contenir la hausse des températures en deçà de 2 °C-2,4 °C, qui est selon nos travaux la ligne à ne pas franchir pour ne pas se mettre gravement en danger, il ne nous reste que sept ans pour inverser la courbe mondiale des émissions de gaz à effet de serre. C'est très peu.
Quel rôle peut jouer l'Europe ?
L'Europe a un rôle essentiel à jouer, elle doit continuer à montrer le chemin comme elle a commencé de le faire. Si elle ne prend pas la décision d'être la première grande région à réduire volontairement ses rejets de dioxyde de carbone, il est vain d'espérer un accord international. Jamais les Etats-Unis ou la Chine ne monteront dans le train.
Peut-on voir dans la crise alimentaire qui frappe les pays pauvres une manifestation du dérèglement climatique ?
La crise actuelle a de multiples causes, en particulier l'augmentation de la population, le changement d'habitudes alimentaires dans certains pays - comme l'augmentation de la consommation de viande - ou encore le fait que les stocks de certaines denrées n'ont pas été entretenus. Mais il est sûr que si les températures continuent d'augmenter, les pénuries alimentaires s'aggraveront. Nous avons calculé que les rendements agricoles pourraient chuter de moitié dans certains pays d'Afrique d'ici à 2020.
Que pensez-vous des doutes exprimés par certains sur la réalité du changement climatique ?
Ils sont marginaux et reflètent le plus souvent des intérêts particuliers qui redoutent d'être pénalisés par la transition à une économie "décarbonée". Mais, objectivement, il n'y a plus de place pour le doute. La science a apporté tellement de preuves. Nous n'avons plus besoin d'aucune démonstration pour savoir sur une base scientifique que le réchauffement climatique est en cours et que l'essentiel de ce réchauffement est le fait des activités humaines. Mais il restera toujours des gens pour le contester. Il existe encore une Société de la Terre plate, dont les membres continuent et continueront encore pendant des siècles de nier la rotondité de la Terre...
Les objectifs généralement affichés sont de conserver le niveau de dioxyde de carbone (CO2) en deçà de 450 à 550 parties par million (ppm). Mais de récents travaux indiquent qu'il faudrait demeurer en deçà de 350 ppm, un niveau qui est déjà dépassé...
Le GIEC ne donne pas de conseils, il se contente de donner une évaluation des différents scénarios. Ensuite, c'est à la communauté internationale de décider. La considération principale est que nous devons stabiliser le niveau de gaz à effet de serre à un niveau qui soit en deçà du niveau d'interférence humaine dangereuse avec le climat. Comment définir ce qui est dangereux ? Et plus important : dangereux pour qui ? Pour certains petits Etats insulaires, le niveau actuel est sans doute déjà dangereux. J'étais récemment en Nouvelle-Zélande où j'ai rencontré le président des îles Kiribati (Anote Tong), dont le pays sera submergé avant la fin du siècle. Il est bien conscient du fait que, pour les habitants de son pays, qui devront partir, le niveau de danger est déjà dépassé. La communauté internationale ne peut pas décider de ce qui est dangereux sur la foi d'une moyenne : il n'y a pas de moyenne dans le danger représenté par le changement climatique.
Avec un rapport tous les quatre à cinq ans, le GIEC est parfois critiqué pour sa lenteur. Pourquoi ne rend-il pas ses travaux tous les ans ou tous les deux ans, pour être le plus à jour possible ?
Produire un rapport tous les ans ou tous les deux ans serait impossible. Le GIEC n'emploie aucun chercheur : les auteurs du rapport ne lui consacrent au maximum que 20 % à 25 % de leur temps de travail. Mais c'est la seule manière de s'assurer la collaboration des meilleurs scientifiques. Les données de l'an passé suggèrent peut-être que l'Arctique fond plus vite que ne l'a dit le GIEC dans son dernier rapport. Mais il est possible que les mesures de l'an prochain nous disent autre chose... Nous devons prendre le temps nécessaire pour tenir compte de suffisamment de données : c'est aussi ce qui fait notre crédibilité scientifique.
Propos recueillis par Laurence Caramel et Stéphane Foucart 04/07/2008Choix d'une photo- Nan pas celle là, je suis mal assis... on dirait que j'ai du ventre
- Nan celle là non plus, l'environnement exterieur ne me plaît pas
- Je n'aime pas ce sourire / ou cette expression du visage : faut faire sobre, c mieux si je tire la gueule
Bon je vous épargne d'une fastidieuse liste et pour de nouvelles pics, ben faudra attendre 02/07/2008breaking newsCarlita n'accompagnera pas son président de mari au G8... ce qui chagrine le Japon
Bref, y'aurait-il déjà de l'eau dans le gaz? Fais pas ci, fais pas caQuel est le rôle du président de la République? qu'incarne t il et que doit il garantir?
A defaut de pouvoir répondre à ces questions, constatons. Aujourd'hui, c'est avec l'armée et le service public qu'il est en conflit... ainsi qu'avec certains commissaires européens.
Hier il reprochait au service public de ne pas lui réserver l'accueil qu'il se dit être en droit d'attendre... admettons!
Mais lui alors, joue t il le rôle pour lequel il a été élu ? ou n'a t il que l'intimidation et la destabilisation comme seules armes pour avancer? mais d'ailleurs où va t il? le sait il lui même?
En poussant la réflexion, remarquons aujourd'hui la démission du chef d'état-major de l'armée de terre et sûrement demain celle du Président de France Télévision, suivi de la mise au placard de tous ceux qui osent poser des questions.
Mais alors par qui seront ils remplacés ? des professionnels comme dati ou laporte? ou pt être comme bigard? enfin tous ceux qui à l'instar de leur chef ne pensent pas mais réagissent convulsivement, mouvements de l'épaule à l'appui.
En vérité, ce gars sent le souffre parce que face à l'échec c'est en dictateur qu'il s'impose, plaçant ici et là des incompétents populistes, qui n'auront pour seule mission que d'appliquer ce qu'on leur demandera de faire.
Au regard de ces éléments, je me demande si Carlita ne se sacrifie pas. Hier je la comparais un pêu trop hativement à une eva braun, alors que son rôle est beaucoup plus complexe. C'est Mata Hari
M. Sarkozy : avantages et risques de l'autoritarisme
LE MONDE | 03.07.08 | 14h20 • Mis à jour le 03.07.08 | 19h35
Finis le "casse-toi, pauvre con" à un visiteur du Salon de l'agriculture ou les agressions contre le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet. Il devait se modérer, pour reconquérir une aura présidentielle auprès des Français et incarner dignement la présidence de l'Union européenne (UE), à compter du 1er juillet. Mais ce fut la rechute. En quelques jours, Nicolas Sarkozy a multiplié les attaques, mettant en cause personnellement plusieurs personnalités : le chef d'état major de l'armée de terre, Bruno Cuche, auquel il lance un "vous êtes tous des amateurs", et qui a présenté sa démission après la fusillade de Carcassonne ; le commissaire européen Peter Mandelson, accusé d'avoir "sapé" la position de l'Union dans la négociation à l'Organisation mondiale du commerce (OMC), et qui a boudé le dîner offert à l'Elysée ; le président de France Télévisions, Patrick de Carolis, auquel il dicte depuis des mois la manière de diriger le service public de la télévision et qui a fini par qualifier de "stupide" le discours de M. Sarkozy.
"Nicolas Sarkozy touche à des institutions, à ce qui était des sanctuaires", s'inquiète François Hollande, premier secrétaire du Parti socialiste, qui voit dans l'attitude du président "un comportement personnel et une méthode politique : en cherchant la responsabilité des autres, il cherche à exonérer la sienne". Pour l'ancien eurodéputé Jean-Louis Bourlanges, "Sarkozy a moins le goût du pouvoir que de l'arbitraire. Il veut, en face de n'importe quelle situation, affirmer sa supériorité". Cet observateur voit là l'explication de sa contestation des experts ou de sa propension à humilier ses interlocuteurs.
"LES GENS ONT PEUR"
Ses collaborateurs sont habitués à ses sautes d'humeur. "Si on prend ses critiques au premier degré, mieux vaut ne pas travailler avec lui", s'amuse un proche conseiller. Mais cela est mal vécu dans les cercles plus distants : "A l'UMP, les gens ont peur, peur de se faire engueuler", assure un ancien ministre. Certains conseillers ne réfutent pas une dose d'arbitraire, voire d'injustice délibérée du président : selon eux, il doit imposer sa "rupture" et il continue de jouer la carte d'une opinion à reconquérir contre les corps intermédiaires. Mais au-delà du premier cercle, le caractère présidentiel passe mal.
Sur l'Europe pourtant, les attaques se veulent maîtrisées. Nicolas Sarkozy entend briser la "chape de plomb de la pensée unique". Les critiques contre la BCE sont traditionnelles et, pour une fois, n'émanent pas uniquement de Paris. L'attaque contre Peter Mandelson s'explique par un conflit classique entre la France et la Commission et une brouille plus personnelle : "Mandelson ne s'est pas comporté de manière loyale ; nous n'avons pas les chiffres sur lesquels il est en train de négocier à l'OMC. Ce n'est pas correct", accuse-t-on à l'Elysée. Le débat sera clos fin août.
Mais s'ils sont assumés, les changements de stratégie politique ne se font pas sans risques. Ils peuvent passer pour une trahison. La décision de passer en force contre Bernard Thibault, leader de la CGT, et François Chérèque, numéro un de la CFDT, sur l'assouplissement des 35 heures, a été "soigneusement pesée", assure un conseiller. Tant pis pour les dégâts causés sur la confiance qui s'était instaurée avec les syndicats, notamment la CFDT, "un peu blessée", selon la litote employée à l'Elysée. Jugeant le rapport de force favorable, le président a préféré miser sur l'électorat de droite, qui regarde avec méfiance un excès de dialogue social.
La méthode sarkozienne occasionne, aussi, des cafouillages. M. Sarkozy avait décidé de priver les généraux militaires de promotion de la Légion d'honneur, dans la foulée de la fusillade de Carcassonne et d'une tribune d'officiers anonymes s'opposant au Livre blanc sur la défense. Avant de faire machine arrière, sur pression de certains conseillers : cela aurait été trop brutaliser l'institution.
"Nicolas Sarkozy ouvre beaucoup de fronts, et il y a un moment où la guerre devient générale", estime M. Hollande, qui prédit un effet "boomerang". Stéphane Rozès, de l'institut d'études CSA, est plus circonspect. "Même si le lien entre Nicolas Sarkozy et l'opinion s'est délité, il pense que, faute d'alternative, il a de grandes marges de manoeuvre." A l'Elysée, on est convaincu qu'"il n'y aura pas de retour de bâton". Et l'on cite René Char : "Va vers ton risque, à te regarder, ils s'habitueront."
Arnaud Leparmentier
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